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Parole de président

Mesdames et Messieurs les Présidents et Professeurs,
Chers Amis du Wushu,

Voilà maintenant quelques mois que je n’ai pas eu l’occasion de m’adresser directement à vous. Cette lettre me permet de partager avec vous les fruits d’une réflexion au sujet du devenir de la FWS, de faire le point sur notre fédération et plus généralement de la situation des arts martiaux chinois en France.

Le 16 juin prochain, nous allons procéder à nos élections qui vont doter votre fédération d’un nouveau comité directeur élu en fonction de l’expérience acquise depuis notre création et des objectifs que nous voulons atteindre les saisons prochaines.

Beaucoup de nos commissions ont été très actives et elles ont produit des idées, des réflexions issues de leurs différents travaux que nous avons immédiatement appliqué avec parfois quelques adaptations dans le domaine de la formation, des grades, des compétitions, de l’éthique, des féminines, du traditionnel, etc…

Il nous reste encore beaucoup de chantiers à ouvrir et notre motivation reste intacte ! Plus que jamais nous voulons mettre en avant les pratiques de tradition car nous sommes persuadées que c’est dans ce riche creuset que se bâtira le Wushu de demain.
La compétition ne doit pas se limiter aux seules rencontres de combats (Sanda, Qingda) ou de technique (Taolu, Duilian), cela doit être un moment privilégié d’échange, de partage et de découverte d’autres pratiques qui ne nous sont pas familières. C’est par cette philosophie que nous créerons des ponts entre les pratiquants et non des mûrs d’enceinte infranchissable. N’est-ce pas le rôle d’une Fédération d’Arts Martiaux Chinois ?

Pour vous, je veux incarner ces principes, aussi je me présenterais à vos suffrages et si vous le décidez, je défendrai comme par le passé une autre idée du Wushu. Depuis maintenant un peu plus de 30 années de pratique assidue, j’ai moi aussi été déçu par les différentes politiques qui ont mené le Wushu à l’impasse que l’on connaît actuellement. J’ai plus d’ambition pour mon art martial que pour moi-même. Je lui dois beaucoup et ses vertus m’ont accompagné depuis mon plus jeune âge.

Aujourd’hui je veux dire à tous ceux qui ne nous ont pas encore rejoint, qu’une autre voie s’offre à eux. Ne tombez pas dans une forme de fatalisme qui fait de vous de simples licenciés aux mains d’un pouvoir fédéral autocratique. Soyez les acteurs de votre destin ! Les arts martiaux chinois vous passionnent et vous en faites un élément important de votre vie, la FWS vous offre la possibilité de vous exprimer démocratiquement et de bâtir un avenir plus serein pour nos pratiques qu’elles soient internes (Neijia), externes (Waijia), traditionnelles (Laojia) ou de combat (Bojishu). C’est par votre engagement personnel et entier que les choses pourront changer.
En adhérant à la FWS, vous ne faites pas seulement un acte militant, vous participez de manière active à construire le devenir de votre discipline.

Les turbulences fédérales que connaissent les arts martiaux chinois ne trouvent décidemment pas de répit au Printemps ! En ce moment la FFWaemc qui a reçu la délégation du pouvoir du Ministère des Sports se trouve en fâcheuse posture.
Notre fédération est née en partie de cette analyse et les pressentiments que nous avions, vis-à-vis de l’Ex-FFTCG maintenant FFWaemc, se révélaient exacts. Quelle image donne-t-on, des arts martiaux chinois quand une compétition se passe sous l’autorité de la police, parce que les protagonistes en sont presque venue aux mains ?
Que pensez d’un comité directeur désavoué lors d’une assemblée générale et d’un président qui botte en touche sure d’être investit  par une unique vérité, la sienne !
Une équipe sort et une autre rentre mais avec quels projets ? Si ce n’est que d’investir des postes vacants. Il est temps que chacun des acteurs fédéraux (Associations, dirigeants, enseignants) prenions la tête du renouveau des arts martiaux chinois dans notre pays. Serons-nous définitivement « L’art martial malade de la France » ?
Il appartient à tous ceux qui sont las de ces luttes de pouvoirs d’entrer dans la seule Fédération qui défende réellement les arts martiaux chinois de tradition, la FWS !
En nous rejoignant vous oeuvrez à renforcer ces convictions et à les défendre ces idées le cas échéant devant les instances officielles (Secrétariat d’état aux sports, CNOSF, collectivités locales. Nous voulons garder des contacts sérieux avec les différents partenaires du Wushu en France. Les institutions légales commencent à comprendre qu’une alternative leurs est offertes et la FWS compte bien incarner ce changement.

D’énormes projets et évènementiels ont été entrepris par la FWS : Stages prestigieux avec les sommités mondiales du Wushu traditionnelles et contemporaines, compétitions techniques et combats, formation performante et novatrice, élaboration d’un protocole de grades adapté à l’ensemble de nos pratiques (Interne, Externe, arts du combat), participation à différentes démonstrations (festival des arts martiaux de Bercy), colloques et conférences qui ont pour objectif de faire sortir le Wushu de ses cloisonnements habituels.

La saison qui s’achève est l’occasion de tirer un bilan de nos actions depuis la création de la FWS. La Fédération de Wushu et de Sanda (FWS) est aujourd’hui un interlocuteur de choix dans le paysage du Wushu français, par sa stabilité politique, par la sincérité de son engagement, par l’importance du travail structurel accompli, par la qualité de sa communication et par les contacts internationaux qu’elle a nouée, la FWS est définitivement une fédération qui a de l’avenir.

Alors plus d’hésitations, venez rejoindre la seule Fédération qui a fait ce qu’elle a dit et dit ce qu’elle a fait !
 
J’espère avoir le plaisir de vous accueillir la saison prochaine 2007-2008.

Bien amicalement.

Roger ITIER
Président de la FWS